Analyse des données

Importance de l'indice de compression

de la région postérieure en fonction de sa longueur.

Pour les 191 spécimens mesurés, la valeur moyenne de Icp est de 2,43 mais la variabilité de cet Indice est très importante. 

CADRAN I Rostres très comprimés à région postérieure plus brève que la moyenne.
CADRAN II Toujours très comprimés, mais à région postérieure longue.Le type de RASPAIL se situe dans ce cadran.
CADRAN III Tout en étant toujours plus hauts que larges, les rostres qui se situent dans ce cadran sont plus renflés que les précédents.
CADRAN IV Les rostres entrant dans ce lot ont tendance à être de plus en plus renflés avec l’âge. Le plésiotype figuré par J. RASPAIL se situe ici.

 

A noter la très nette divergence des individus entrant dans les cadrans II et IV : les rostres des individus adultes tendent à s’orienter suivant deux voies morphologiquement différentes, celle de l’holotype et celle du plésiotype. Mais il existe de nombreux spécimens intermédiaires.

Différenciation des morphotypes

de l'espèce Duvalia emerici (RASPAIL, 1829) au cours de la croissance.

 

Les spécimens présentés sont disposés en fonction de la relation entre l’Indice de compression postérieur et la longueur de la région postérieure (= distance apex-étranglement antérieur).

En dépit du nombre réduit de très jeunes rostres, on constate que dès les stades les plus juvéniles certains offrent déjà, nettement esquissé, le renflement générateur de la future « bosse dorsale », si caractéristique de l’espèce à l’âge adulte, alors que d’autres, plus rares, sont en forme d’aiguille.

Le passage au stade adulte est rapide, cependant de façon inégale suivant les morphotypes. La variabilité est très importante, mais il est possible de distingueur deux stocks majoritaires et un troisième intermédiaire, en fonction de l’Indice de compression postérieur :

    1. Le stock de l’holotype : il s’agit des individus dont la région postérieure du rostre est à la fois plate et plus ou moins fortement dilatée dorso-ventralement. Ils correspondent à l’exemplaire-type de F.V. RASPAIL.
    2. Le stade « pileus » ou stade du plésiotype : à l’opposé du précédent, il se caractérise par la vigueur de la « bosse dorsale ». Le rostre est nettement plus épais que chez les formes proches de l’holotype, mais le rétrécissement antérieur est toujours net dans la plupart des cas. Quelques individus extrêmes s’apparentent au Belemnites affinis de RASPAIL, à rostre plus épais.
    3. Il existe une foule de stades intermédiaires, certains à croissance plus lente, d’autres dilatés mais plus renflés, etc…

En ce qui concerne l’éventualité d’un dimorphisme sexuel, compte-tenu des différences morphologiques importantes relevées entre l’holotype figuré par F.V. RASPAIL en 1829 et le plésiotype, provenant également de sa collection, figuré par J. RASPAIL en 1904, la question semble bien devoir être réglée par la négative. En effet, ainsi que le laisse apparaître le tableau figuratif de variation, tous les types morphologiques intermédiaires possibles sont représentés, ce qui est naturellement incompatible avec des caractères sexuels tranchés.

En fait, Duvalia Emerici est une forme très polymorphe et cependant reconnaissable très aisément, même à l’état fragmentaire.

Importance de la dilatation postérieure dorso-ventrale (hp)

au cours du développement du rostre. 

La longueur totale du rostre n’est que trop rarement connue exactement pour permettre une utilisation statistique.

En substitution, il a été fait appel à la distance séparant l’apex de l’étranglement antérieur, donc en fait à la longueur de la partie postérieure du rostre, mesurée ici sur 191 spécimens. 

Le faisceau de points figuratifs se dilate nettement lors du passage au stade adulte.

Croissances comparées de la partie postérieure du rostre

en hauteur (───) et en largeur (───en fonction de l’allongement linéaire de cette région.

Valeurs moyennes pour 6 échantillons statistiques :

    1. distance apex-étranglement antérieur < 40 mm
    2. 40 mm ≤ dist. apex-étranglement antérieur ≤ 45 mm
    3. dist. apex-étranglement antérieur < 50 mm
    4. dist. apex-étranglement antérieur ≤ 55 mm
    5. dist. apex-étranglement antérieur ≤ 60mm
    6. dist. apex-étranglement antérieur > 60 mm.

Evolution de l'indice de compression (partie postérieure)

au cours du développement du rostre.