Les données tirées des rostres

La population de Duvalia emerici constituée à l’issue de 10 années de recherches systématiques est donc très importante, sans commune mesure avec les quelques individus isolés décrits jusqu’alors. En fait, ce taxon, loin d’être rare, apparaît au contraire comme abondant, au sein des dépôts de la zone à Saynoceras verrucosum, et de plus tout à fait caractéristique de cette zone.

Le lot de 191 rostres utilisé pour l’étude de la région postérieure aurait pu facilement être doublé ou triplé. Mais ce doublement ou ce triplement des mesures et des rapports ne ferait qu’alourdir le travail, sans apporter d’éléments supplémentaires.

En fait, la série retenue (comprenant le type de F.V. RASPAIL, 1829 et le plésiotype figuré par J. RASPAIL en 1904) est suffisante pour permettre la distinction, en son sein, de 6 échantillons secondaires ayant valeur statistique. Elle autorise donc une analyse détaillée de la région postérieure du rostre, laquelle offre une grande variabilité.

Mais ce lot ne comprend que de trop rares exemplaires tout à fait complets ou suffisamment complets pour qu’une extrapolation soit possible en ce qui concerne Lr.

C’est la raison pour laquelle, je me suis intéressé, à partir des 191 rostres retenus ici, essentiellement à la « bosse dorsale » si caractéristique de l’espèce : la hauteur (hp) et la largeur (lp) maximales de cette « bosse dorsale » ont été mesurées en précisant, dans chaque cas, la distance à l’apex (d apex) de la prise des mesures.

Le rapport de la Longueur conservée du rostre n’a d’autre utilité que de préciser, par rapport à l’apex, le fait que la bosse dorsale est conservée dans son intégralité.

A partir des valeurs mesurées hp et lp, l’Indice de compression (Icp) est donné pour les 191 spécimens.

En outre, étant donné que la dilation dorsale, plus ou moins importante en fonction de l’âge du rostre et même pour des âges comparables, se situe plus ou moins près de l’apex, cette variabilité a été utilisée pour calculer un Coefficient de Dilatation postérieure relative (DPR) : (hp x lp x 100) / d apex.

Ce coefficient DPR va traduire l’importance de la dilation (bosse) postérieure par rapport à sa distance à l’apex, donc dans une certaine mesure, en fonction de l’âge du rostre.

 

Une autre longueur mesurée peut également intervenir, afin de suppléer, dans une certaine mesure, la longueur totale du rostre. Il s’agit de la distance séparant la terminaison postérieure du rostre de l’étranglement en hauteur située en avant de la bosse dorsaleCette valeur (d apex – E antérieur) sera donnée dans le tableau relatif aux rostres les plus complets. 

Classement d'un lot de 191 spécimens

DONNANT LES VALEURS ET RAPPORTS PROPRES A LA REGION POSTERIEURE

Etant donné que la région postérieure du rostre, plus robuste, constitue la partie la plus souvent rencontrée sur le terrain, un lot de 191 spécimens (comprenant l’holotype et le plésiotype de RASPAIL) est étudié dans le but de mieux connaître cette partie, sans présager de la longueur qui était celle du rostre complet.

L’Indice de Dilatation est donc volontairement oublié, mais en revanche, l’Indice de Compression peut être étudié en détail.

Les rostres mesurés sont classés en fonction de la hauteur postérieure croissante, la longueur de la partie conservée du rostre, prise à partir de l’apex, est donnée à titre indicatif.