Région postérieure du rostre

DUVALIA LATA (BLAINVILLE, 1827)

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INDICE DE COMPRESSION

     La hauteur et largeur maximales ont été prises au niveau du renflement postérieur. L’Indice de compression est donc relatif à cette région.

     Ses valeurs extrêmes sont de 1,04 et 1,93, soit une amplitude de variation pratiquement du simple au double. La valeur moyenne calculée pour 117 spécimens est de 1,35. L’histogramme, construit à partir des rapports hp/lp donnés par 117 individus, est dissymétrique.

Histogramme - indice de compression

DILATATION POSTERIEURE RELATIVE

      Pour l’ensemble des spécimens mesurés, le %DPR est très variable : compris entre 120 (spécimen 87498) et 2 352,8 (spécimen 57126). Il varie donc pratiquement dans la proportion de 1 à 20 du plus jeune exemplaire étudié au plus grand. Mais cet accroissement n’est pas parfaitement régulier, loin de là, étant donné que la hauteur et la largeur postérieures sont variables et que le renflement postérieur peut se situer plus ou moins près de l’apex.

 

     Pour étudier l’évolution de cette dilatation, au cours de la croissance du rostre, il est préférable de faire appel à un classement par section postérieure permettant d’utiliser tous les rostres mesurés, soit au total 117.

1e section postérieure 50 

(16 spécimens)

Valeur moyenne % DPR :

286

(120 – 423,5)

2e section postérieure 50,1 – 100

(18 spéc.)

Valeur moyenne % DPR :

551,1

(454 – 660)

3e section postérieure 100,1 - 150 

(12 spéc.)

Valeur moyenne % DPR :

733,2

(595,1 – 955,9)

4e section postérieure 150,1 - 200 

(10 spéc.)

Valeur moyenne % DPR :

981,3

(813,9 – 1156,5)

5e section postérieure 200,1 - 250 

(19 spéc.)

Valeur moyenne % DPR :

1156,8

(905,6 – 1403,1)

6e section postérieure 250,1 - 300 

(7 spéc.)

Valeur moyenne % DPR :

1460

(1010,1 – 1693,3)

7e section postérieure 300,1 - 350 

(7 spéc.)

Valeur moyenne % DPR :

1548

(1315 – 1968,7)

8e section postérieure 350,1 - 400 

(14 spéc.)

Valeur moyenne % DPR :

1587,8

(1279,7 – 1989,5)

9e section postérieure 400,1 - 450 

(5 spéc.)

Valeur moyenne % DPR :

1720,1

(1325,1 – 1997,1)

10e section postérieure 450,1 - 500 

(6 spéc.)

Valeur moyenne % DPR :

1739,2

(1169,3 – 2038,7)

11e section postérieure > 500 

(3 spéc.)

Valeur moyenne % DPR :

2049,4

(1645,1 - 2352,8)

 

     Globalement la dilatation postérieure du rostre est donc 6 fois plus importante que son allongement, ce qui naturellement devait avoir d’importantes conséquences morphologiques, en faisant notamment basculer le centre de gravité vers l’arrière.

     Il est à noter que ce changement de position au sein de l’eau s’opérait simultanément au passage au stade adulte et à l’acquisition de la maturité sexuelle.

DUVALIA LATA (BLAINVILLE, 1827)

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      Au sein de la population étudiée, 116 spécimens donnent le rapport Ic  au niveau de la partie postérieure du rostre.

     Pour l’ensemble des 116 spécimens la valeur moyenne du rapport est de 1,35 entre des extrêmes de 1,04 et 1,93. Mais cette valeur moyenne globale n’a pas beaucoup de sens, dans la mesure où le rapport Ic évolue au cours de la croissance du rostre. Il est donc préférable de considérer des lots par taille croissante, de façon à mieux apprécier les modalités de la variation de l’Indice de compression. Six lots secondaires sont pratiqués au sein de la population.

 

1. Individus juvéniles - Sp ≤ 100 : 33 spécimens – Ic moyen : 1,52

     Au sein de ce premier lot, on remarque des individus dont la région postérieure est fortement comprimée, les flancs étant même parfois légèrement excavés. L’Indice de compression des 9 spécimens constituant ce groupe est compris entre 1,62 et 1,93 (valeur moyenne 1,69). Ce sont des individus de petite taille, légèrement en dessous de la moyenne de l’ensemble.

     A l’opposé, il existe des individus chez lesquels la région postérieure du rostre est nettement moins comprimée. On en compte 8 dont l’Indice de compression est compris entre 1,42 et 1,24, pour les plus renflés. Ils sont parmi les plus grands de ce premier lot et leur valeur moyenne d’Indice est de 1,37.

2. 100,1 ≤ Sp ≤ 300 : 22 spécimens – Ic moyen : 1,37

     Trois spécimens offrent un Indice nettement plus élevé que la moyenne, compris entre 1,49 et 1,80 (valeur moyenne 1,60) et sont donc plus fortement comprimés, alors que 5 sont un peu plus renflés, l’Indice de compression étant compris entre 1,26 et 1,12. De même que pour le 1er lot, ces formes à rostre plus renflé sont, dans l’ensemble, parmi les plus âgées du groupe.

3. 200,1 ≤ Sp ≤ 300 : 26 spécimens – Ic moyen : 1,27

     De même, à ce stade de développement, 5 individus sont caractérisés par un Indice de compression sensiblement plus élevé que la moyenne, compris entre 1,37 et 1,61 (valeur moyenne 1,46), alors que 4 offrent un rostre plus renflé postérieurement : Ic compris entre 1,13 et 1,08 (valeur moyenne 1,10).

4. 300,1 ≤ Sp ≤ 400 : 21 spécimens – Ic moyen : 1,25

     L’Indice de compression, qui avait marqué une diminution constante de valeur jusqu’alors, paraît se stabiliser. Par ailleurs, le nombre des individus qui s’écartent sensiblement de la valeur moyenne est en régression. 2 seulement offrent un Indice de compression élevé (1,43 – 1,46)(valeur moyenne 1,445) et 4 un Indice faible (1,12 – 1,04)(valeur moyenne 1,09).

5. 400,1 ≤ Sp ≤ 500 : 11 spécimens – Ic moyen : 1,23

     La stabilisation de la valeur de Ic se confirme et sur le lot considéré 2 individus seulement se distinguent par une compression plus marquée que la moyenne (1,38 – 1,34)(valeur moyenne 1,36).

6. Sp > 500 : 3 spécimens – Ic moyen : 1,22

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CONCLUSION

     La valeur de l’Indice de compression de la partie postérieure du rostre diminue rapidement au cours de la croissance du rostre, pour se stabiliser entre 1,20 et 1,25. La variabilité de ce rapport est plus forte aux stades juvéniles que chez les formes adultes.

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DUVALIA LATA (BLAINVILLE, 1827)

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RELATION ENTRE LA DILATATION POSTERIEURE ET SA DISTANCE A L’APEX.

 

Répartition des individus constituant la population étudiée pour la relation entre la dilatation postérieure et sa distance par rapport à l’apex.

 

     Le graphique construit montre que les 117 individus mesurés se répartissent – très inégalement – suivant 4 cadrans par rapport aux valeurs moyennes de Sp (dilatation postérieure) et de dap (distance du renflement postérieur à l’apex).

 

CADRAN I  : Rostres à dilatation postérieure supérieure à la moyenne, située près de l’apex.

     Ce cas n’est que très rarement réalisé, sans être négligeable (3,4 % de la population). En fait, il s’agit d’individus légèrement en marge, à région postérieure à peine plus développée que la moyenne et à distance à l’apex à peine supérieure à la moyenne. Aucun des 4 exemplaires entant dans cette catégorie n’est complet mais tous correspondent à des adultes dont la taille devait se situer entre 80 et 90 mm.

 

CADRAN II   : Rostres dont la région postérieure offre une dilatation importante à très importante à une distance importante de l’apex.

      31 rostres (soit 26,5 % de la population) entrent dans cette catégorie et la moitié d’entre eux sont complets. Ils correspondent à des individus adultes de grande taille, la valeur moyenne de Lr pour les 15 exemplaires complets étant de 90 mm. 

     C’est à l’intérieur de ce cadran que se positionne le topotype figuré par P. LEMOINE en 1907. Mais ce spécimen étant encore de taille relativement modeste par rapport aux grands adultes, il se situe en bas à droite sur le graphique. En revanche les types des variétés constricta UHLIG, 1902 et zeugitana, PERVINQUIERE, 1907 y occupent une position tout à fait élevée. Du reste ces deux formes sont morphologiquement inséparables et correspondent à des stades très adultes de Duvalia lata caractérisés par un étranglement antérieur.

 

CADRAN III   : Rostres offrant une dilatation postérieure peu marquée et située assez près de l’apex.

      Il s’agit de la catégorie la plus largement représentée au sein de la population étudiée, avec 74 rostres (63,2 %) dont 18 complets. Ce sont en fait des rostres juvéniles ou parvenant tout juste au stade adulte (Lr moyen = 51,9 mm). On notera une faible variabilité aux stades les plus juvéniles, s’accentuant à partir du moment où la région postérieure accroît sa dilatation, soit vers une longueur de rostre de l’ordre de 50 à 60 mm.

 

CADRAN IV  : Rostres dont la dilatation postérieure – médiocre – se situe assez loin de l’apex.

      On en compte seulement 8, dont un seul complet. Tous correspondent à de jeunes adultes (Lr sans doute aux environs de 70 mm dans la plupart des cas).

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     Les valeurs moyennes sont données sous forme de tableau

VALEURS MOYENNES CONCERNANT LA REGION POSTERIEURE DU ROSTRE

 

E7 valeurs moyennes