Région postérieure du rostre

DUVALIA LATA (BLAINVILLE, 1827)

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     Il s’agit de la partie du rostre la plus généralement conservée et souvent dans un état satisfaisant de conservation. Bien que cette région postérieure ne soit pas suffisante à elle seule pour fournir des renseignements complets, notamment par rapport à la longueur qu’atteignait réellement le rostre complet, son étude détaillée est donc indispensable.

     Les données les plus évidentes concernent la hauteur et la largeur maximales, au niveau du renflement plus ou moins marqué du rostre, dans cette région, ainsi que la distance séparant la terminaison du sillon, vers l’arrière, de l’apex, lorsque celui-ci est entièrement conservé, ce qui est fréquent.

 

1. HAUTEUR MAXIMALE

     Pour les 116 spécimens mesurés, elle est comprise entre les valeurs extrêmes de 4 mm et 28 mm, soit très exactement dans les rapports de 1 à 7. Cette valeur (hp) apparait comme relativement variable pour des spécimens de taille équivalente. Sa moyenne calculée (15,7) correspond à l’un des deux pics de l’histogramme construit, mais celui-ci offre d’autres sommets et son étalement est significatif de la variabilité de hp.

 

2. LARGEUR MAXIMALE

     Elle est comprise en 3 mm et 22,1mm, soit dans les rapports de 1 à 7,4, tout à fait comparable à celui de hp. L’histogramme construit est encore plus irrégulier que pour la hauteur. Il montre 3 blocs distincts laissant apparaître les différences qui existent au sein de la population à ce point de vue, soit du fait de la taille, donc de l’âge des individus ; soit, à taille égale, du fait de différences morphologiques. La moyenne calculée de lp est de 12,1. Elle s’inscrit dans le bloc central de la valeur.

 

3. SECTION POSTERIEURE

     Le produit hp x lp varie entre 12 et 618,8, ce qui permet un classement des spécimens. Mais étant donné la variabilité relative de hp et de lp, la croissance en volume de la région postérieure du rostre n’est pas régulièrement fonction de la croissance en hauteur du rostre. Il existe donc des rostres encore juvéniles dont la région postérieure est relativement dilatée et d’autres, plus âgés mais plus comprimés postérieurement [voir graphique général].

 

     Cependant l’évolution générale est bien dans le sens d’une dilatation importante et rapide de la région postérieure du rostre en passant du stade juvénile à l’état adulte, ainsi qu’il apparaît en considérant les valeurs moyennes de Lr et de Sp [voir graphique en encadré].

     Pour les 36* spécimens les plus complets de la population, permettant une estimation fiable de Lr, le rapport de la longueur totale du rostre à sa dilatation postérieure ne cesse de décroître au cours de la croissance [voir tableau page suivante]. Alors qu’il se situe aux alentours de 2 chez les rostres les plus juvéniles mesurés, il tombe à 2,2 chez les plus âgés et même un peu en dessous pour les plus grands.

     La dilatation de la région postérieure du rostre est bien plus rapide que l’allongement de celui-ci.

 

*37 après la récolte d’un individu en septembre 2007.

DUVALIA LATA (BLAINVILLE, 1827)

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CLASSEMENT DES SPECIMENS COMPLETS PAR TAILLE CROISSANTE

Classement des spécimens complets

     Cette population peut être scindée en 4 lots, toujours suivant la taille croissante.

► Spécimens complets et remarquables

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