La population du Sud-Est de la France

DUVALIA LATA (BLAINVILLE, 1827)

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MOYENS D’INVESTIGATION

     Très souvent citée par de nombreux auteurs, Duvalia lata est cependant une espèce moins fréquente que le couple des « Bélemnites conicus - extinctorius », dans le Valanginien inférieur, que Duvalia emerici, à la base du Valanginien supérieur (zone à Verrucosum) ou encore que Duvalia binervia à un niveau un peu plus élevé.

     En dépit de son caractère classique, elle n’a jamais été étudiée bien à fond, les recherches les plus poussées étant celles de M. DELATTRE (1951). Toutefois ce chercheur n’a utilisé qu’un nombre tout à fait restreint de spécimens, ce qui ne permet pas, notamment, de suivre l’évolution morphologique du rostre au cours de sa croissance.

 

Quelles sont les valeurs mesurables et les relations que l’on peut en déduire ?

Duvalia lata - Mesures

1. LONGUEUR DU ROSTRE

     Le rostre est toujours incomplet et rares sont les spécimens auxquels ne manque qu’une faible longueur, en général au niveau de la partie la plus antérieure de la cavité alvéolaire. Fréquemment, le rostre est brisé transversalement à hauteur du rétrécissement antérieur qui constitue une zone de faiblesse.

2. REGION POSTERIEURE

     Elle correspond à la partie la mieux conservée de cette espèce de façon générale. Il est possible d’apprécier les valeurs hp et lp (hauteur et largeur du renflement postérieur) à une distance donnée de l’apex (d.ap). A défaut d’un classement de la population en fonction de la longueur du rostre (Lr), il est possible de procéder à un classement par rapport à la valeur de la section postérieure (Sp).

3. REGION ANTERIEURE

     La hauteur et la largeur de la cavité alvéolaire devraient être mesurées uniquement sur des spécimens complets, afin de disposer d’éléments d’appréciation comparables. Etant donné que – pratiquement – cela n’est jamais possible, ces valeurs sont prises à une distance bien précisée (d.ap) de l’apex. Dans ces conditions les valeurs quantifiées (h.alv, l.alv, S.al) se trouvent positionnées par rapport au développement du rostre. D’autre part, il est très important de préciser la distance séparant l’apex de la zone antérieure du rostre où celui-ci marque le maximum de son rétrécissement.

4. SILLON

     La distance séparant l’apex de la terminaison postérieure du sillon est presque toujours mesurable. Dès le premier abord, on constate que le sillon s’arrête bien plus haut chez les jeunes individus que chez les adultes où il paraît parfois très près de l’apex.

 

     A partir de ces données mesurées, il est possible d’établir un certain nombre de rapports, notamment l’Indice de compression (Ic) au niveau du renflement postérieur du rostre ; l’Indice de croissance (Igr) ; le rapport entre la distance séparant la terminaison postérieure du sillon de l’apex (ap-si) et la distance séparant l’apex du rétrécissement antérieur du rostre (ap-Eant) ; le pourcentage de dilatation postérieure relative à la distance de l’apex (%DPR).

     En ce qui concerne les relations impliquant la longueur totale du rostre, celui-ci étant presque toujours incomplet, elles ne peuvent être qu’estimatives et encore dans la mesure où Lr peut être estimée avec suffisamment de précision. Tel est le cas de l’Indice de dilatation (Id) et de la longueur du sillon par rapport à celle du rostre (Lsi/Lr).

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     La population étudiée s’élève à 260 spécimens dont 117 suffisamment complets pour être mesurés. Près du quart (24 %) des individus sont parasités par des crustacés acrothoraciques. Seulement 4 spécimens sont malformés.

DUVALIA LATA (BLAINVILLE, 1827)

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Données numériques relatives à la population de DUVALIA LATA du Sud-Est de la France

 

Données numériques- tableau 1

Données numériques- tableau 2Données numériques- tableau 3Données numériques- tableau 4

 

► La région postérieure du rostre

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