Céphalopodes crétacés

C. JOUVEI (TOUCAS, 1890)

Pl.3, fig.1-35

  •         1890 - B. orbignyi var. jouvei n. v., TOUCAS, p.588, pl.XV, fig.3
  •         1951 - Hibolites orbignyanus (D-J),  var. jouvei TOUCAS, DELATTRE, pl.1, fig.17
  •         1972 - Castellanibelus orbignyanus (D-J), COMBEMOREL, pl.A, fig.12-13, ?14
  • pars 2018 - Castellanibelus vaubellensis JANSSEN, JANSSEN, p.175-176, fig.5-6, ?1-2, non 3-4

TOUCAS est le premier à avoir signalé, sous la forme d'une variété d'orbignyanus, la présence d'une forme plus hastée que le type de DUVAL-JOUVE. JANSSEN en fera une espèce à part entière, C. vaubellensis, invalidée en raison des caractères composites de sa description et de ses figurations. Pour compléter le type figuré par TOUCAS (TOUCAS 1890, p.588, pl.XV, fig.3), je propose 1 lectotype (n°39084), et 2 paratypes juvéniles, n°38947 et 31026, (pl.3, fig.4, 5, 7).

Matériel : 579 rostres, de tous les stades ontogéniques, Valanginien, SE France.

Description :

a) Silhouette : (appendice)

  • Dépression légère et identique à celles trouvées pour orbignyanus et suborbignyanus  (ic moy. = 0,94), connaissant la même évolution aux stades matures, section transversale également subcirculaire.
  • dilatation un peu plus importante (id moy. = 1,13) due à un développement postérieur un peu plus marqué sans que cet indice puisse être considéré comme déterminant. Silhouette évoluant de sub-cylindrique à hastée, comme le type de TOUCAS, avec toutes les formes transitoires (id dorso-ventral, valeurs extrêmes des rostres matures entre 0,99 et 1,41). En vue latérale, présence d'un renflement caractéristique en partie postérieure.

b) Partie postérieure (appendice)

  • d'une longueur intermédiaire (Lpp/Ltp moy. = 39%), entre celle d'orbignyanus, courte, et celle de suborbignyanus, longue.
  • angle apical intermédiaire également entre ces deux espèces (36°), valeurs augmentant nettement avec le passage aux stades matures (de 28° pour les plus juvéniles à 45° pour les adultes).
  • s'inscrivant dans un rectangle médian (généralement 1,5 fois plus long que large).
  • rapport Lpp/lm s'établissant autour de 1,57 (valeurs extrêmes : 1,21 (adulte) ≤ Lpp/lm ≤ 1,99 (très juvénile).

c) Sillon : proche des valeurs obtenues pour celui de suborbignyanus, (69% de Ltp en moy.).

d) Mucron : très majoritairement en position intermédiaire, entre centré et dorsal (85% des rostres), avec tous les termes de passage.

Répartition stratigraphique : (fig. 10)

Bien présent à la base du Valanginien (environ 15% des rostres de Castellanibelus de la zone à pertransiens), il connait une expansion continue et devient le taxon le plus présent dès le sommet du Valanginien inférieur (plus du tiers des Castellanibelus de la zone à inostranzewi). Il connait son acmé à la base du supérieur (presque la moitié des Castellanibelus de la zone à verrucosum), avant de disparaitre lui-aussi au sommet de l'étage.


 

Clé de détermination

Fig 18 cle determination min