Céphalopodes crétacés

C. TOUCASI sp. nov.

Pl.4, fig.1-36

  •     ? 1858 - Belemnites orbignyanus D-J, PICTET & DE LORIOL, p.8-9, pl. I, fig. 6-7.    
  •    ?  1951 - Hibolites orbignyanus (D-J),  DELATTRE, p.48, fig.15-16
  •    ?  1972 - Castellanibelus orbignyanus (D-J), COMBEMOREL, p.81, tabl.3
  •        2002 - Castellanibelus sp. B sp. nov., JANSSEN & CLEMENT, p.520
  • pars 2018 - Cast. orbignyanus (D-J, 1841), JANSSEN, fig.7 : 10-11
  •                    - Cast. vaubellensis nov. sp., JANSSEN, fig. 7 : 3-4

Certains éléments dans les descriptions et les figurations antérieures attestent de la présence de ce taxon, notamment sa planéité dorso-ventrale et son faible indice de compression. Ces caractéristiques, associées à une répartition stratigraphique particulière, diffèrent nettement de celles observées pour les autres Castellanibelus et rendent nécessaire la création d'une nouvelle espèce. Un holotype adulte (n°3028, pl.4, fig.8) et deux paratypes juvéniles (n°43568 et 88233, pl.4, fig.4, 5) sont désignés.

Matériel : 319 rostres, de tous les stades ontogéniques, Valanginien, SE France.

Description :

a) Silhouette : (appendice)

- dépression postérieure beaucoup plus conséquente que celle des autres taxons de Castellanibelus (icm moy. = 0,87 pour des valeurs extrêmes allant de 0,75 (adulte) à 0,98 (très juvénile). Cette dépression s'accroit nettement avec l'âge et est induite par des faces dorsales et ventrales aplaties, entrainant une section transversale postérieure allant d'ovalisée à sub-quadrangulaire. Les rostres les plus juvéniles ne montrent pas de légère compression postérieure, ce qui est le plus souvent le cas pour les autres Castellanibelus.

- dépression antérieure moindre (ica moy. = 0,91) tout en étant légèrement plus importante que celle des autres Castellanibelus.

- dilatation dorso-ventrale comparable à celle observée pour jouvei (iddv moy. = 1,13).

- dilatation latérale plus faible, proche de 1 aux stades matures (idlat moy. = 1,05), due à la planéité dorso-ventrale.

- silhouette à côtés parallèles à hastés en vue dorso-ventrale et à côtés parallèles en vue latérale, avec tous les termes de passage.

b) Partie postérieure (appendice)

- d'une longueur intermédiaire (Lpp/Ltp moy. = 37%), entre celle d'orbignyanus, courte, et celle de jouvei, plus longue.

- angle apical intermédiaire également entre ces deux espèces (38°), valeurs augmentant nettement avec le passage aux stades matures (de 29° pour les plus juvéniles à 50° pour les adultes).

- s'inscrivant dans un rectangle de taille moyenne.

- rapport Lpp/lm s'établissant autour de 1,46, valeurs extrêmes : 1,06 (mature) ≤ Lpp/lm ≤ 1,94 (très juvénile).

Les valeurs et rapports de la partie postérieure sont très proches de ceux de C. jouvei. Néanmoins aucune confusion n'est possible entre cette espèce à la section transversale postérieure arrondie, à la faible dépression et C. toucasi à la section ovalisée à sub-quadrangulaire, à la dépression plus marquée et aux faces aplaties.

c) Sillon : relativement long (71% de Ltp).  

d) Mucron : diffère sensiblement de celui des autres Castellanibelus, par sa position majoritairement dorsale (55% des rostres ou dorso-centrée. Seuls 6 rostres ont montré une position centrée.

Répartition stratigraphique : (fig. 10)

C. toucasi occupe une position dominante dans la zone à pertransiens, à la base du Valanginien (76% des Castellanibelus). Il est fort probable que ce taxon plus archaïque soit également dominant au Berriasien.

Il maintient cette position prédominante pendant tout le Valanginien inférieur, mais sa population décroit progressivement, passant de la moitié des Castellanibelus dans la zone à neocomiensiformis au quart dans la zone à inostranzewi. Il ne représente plus que 7% des rostres de Castellanibelus dans la zone à verrucosum. Un seul rostre a été trouvé au-dessus, dans la zone à peregrinus.


CONCLUSIONS - REMERCIEMENTS - BIBLIOGRAPHIE

Clé de détermination

Fig 18 cle determination min